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COMING OUT SOON-MARCH 2021

The Covid-19 pandemic at the centre of everyday disaster : women from the Mediterranean to the Arabian Sea speak out (provisional title).

PRESS RELEASE ENGLISH / FRENCH

 

A Women in War co-production

The Covid-19 pandemic at the centre of everyday disaster : women from the Mediterranean to the Arabian Sea speak out. (provisional title)

Editors : Atieh Asgharzadeh and Carol Mann

The Covid-19 pandemic has overtaken the planet since the beginning of the year. Every day, we are bombarded with dizzying numbers that keep multiplying : corpses pile up on our screens and imaginations, with its specific terminology”quarantine”, “safe distance”, “health crisis”, “virus”, “war”, “invisible enemy”. Yet little is known about the ages, the lifestyles, the personal history, as the pandemic seems to have a life of its own.

We are witnessing a massive melt-down of daily life : despite the feverish urgency manifested in the media, the planet is actually living in suspended time, as if in slow motion. Does this apply to women, who have to deal with this emergency along with armed conflict, political repression and violence on a daily basis east of the Mediterranean ? Borders are locked everywhere, medical and social services are overwhelmed and much of the world population is plunged into poverty, sometimes extreme.

What about refugee women living on the streets, as in Beirut, the newly unemployed in India ? If the West with its supposedly sophisticated and exemplary structures is in the process of collapsing, what can we imagine in less well-off countries ? What is the place of disaster in the daily lives of women in Syria and Iraq ? How do they submit to (or rebel against) the religious injunctions that dominate so many populations in the Eastern Mediterranean and dictate faith- based solutions, as in Pakistan or Iran ? Are women in a position to ignore these diktats ? What are they saying ?

The near-total confinement of the entire planet has produced totally different modes of survival and management.. It is not only the difference between rich and poor that increases inequalities, there are inequalities in the treatment of the pandemic, in the means available, in local priorities. A Parisian family of four people stuck in 60m2 with electricity and internet lives in luxury compared to 12m2 in a Calcutta shantytown or in Gaza. Confinement does not have the same meaning in Teheran or in Tunis.

In what order of importance do you place the risk of contagion when the bombs are falling as is currently the case with the Turkish attacks on the Rojava, or in the midst of the popular uprising in Algiers or Beirut ? A housewife in an Afghan or Anatolian village cannot envisage storing provisions for her family, especially if she lives from day to day – unlike her Western contemporaries.

A few recurring features should be noted : domestic violence, especially against women, which has already been the subject of warnings by the United Nations. 91 % of the world’s children are out of school and we are witnessing a massive social regression.

From West to East, the degree of suffering, both material and emotional, varies and it is here that the gender dimension takes on its full meaning from one culture to another.

The aim of this publication is to assess the consequences of the pandemic in their social and political context on women of different ages and conditions, in order to gain a better understanding of the nature and scope of the measures taken by countries, especially authoritarian ones, and above all to hear the life stories of the women concerned

The question of gender relations during this pandemic is paramount as are the ways in which women deal with crisis management, in this case illness, confinement and bereavement through personal experience, engagement in writing, art and sociological research. Behaviour and reactions are considered here on an emotional and affective level, on the symbolic level and in their respective socio-political and cultural contexts.

Another important goal of this publication is to grasp the urgency of the pandemic as it is being experienced, along with the spontaneous analyses it produces. It is the here-and-now, the snapshot that we need to capture, in the manner of Instagram or Snap-Chat.

We are living in an exceptional moment, 2020 will be remembered as the year of the pandemic. It is the female experience in these countries, most often ignored by the Western press, that needs to be recorded.

Publication : Spring 2021 /paper publication in French  with L’Harmattan, Paris 

Additionally, all texts will be published online in their original languages on a dedicated website as well on the Women in War website.

 

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 A PARAITRE EN MARS 2021-Editions L’Harmattan.

La pandémie du Covid-19 au centre des désastres du quotidien : des femmes de la Méditerranée à la mer d’Arabie s’expriment. (titre provisoire)

sous la direction de : Atieh Asgharzadeh et Carol Mann

Une co-production Women in War et L’Harmattan

Publication prévue : rentrée 2020

La pandémie de Covid-19 fait trembler le monde entier depuis février 2020. Chaque jour, nous sommes bombardés de chiffres qui ne cessent de se démultiplier — les morts, les infectés, les rescapés. Un vocabulaire très particulier se généralise : d’un côté de la planète à l’autre, tout n’est que “quarantaine”, “distance de sécurité”, “crise sanitaire”, “virus”, “guerre”, “ennemi invisible”. Pourtant, le sentiment d’urgence des médias en ligne contraste avec le ralentissement de la vie quotidienne, de l’économie mondiale, la planète vit en réalité dans un temps suspendu. Ce temps est-il suspendu de la même façon pour les femmes qui doivent gérer ces consignes avec d’autres urgences, dont la misère, la guerre, la répression politique, la violence au quotidien à l’est de la Méditerranée ? Partout, les frontières se verrouillent, les services médicaux et sociaux sont dépassés et bien des populations plongent dans la pauvreté, parfois extrême.

Qu’en est-il pour les réfugiées qui vivent dans la rue, comme au Liban, les populations réduites au chômage comme en Inde ?. Si l’Occident avec ses structures supposément sophistiquées et exemplaires est en voie d’effondrement, qu’imaginer dans des pays moins bien nantis ? Quelle est la place de la catastrophe dans le quotidien des femmes en Syrie et en Irak ? Comment se soumettre aux injonctions religieuses qui dominent bien des populations à l’Est de la Méditerranée et édictent des solutions fondées strictement sur la foi et non sur la science, comme au Pakistan ou en Iran ? Les femmes sont-elles en mesure d’ignorer ces diktats ? Qu’en disent-elles ?

L’enfermement de la quasi-totalité de la planète dans des conditions on ne saurait plus contrastées génère des pressions et des comportements tout aussi variés. Ce n’est pas seulement la différence entre les riches et les pauvres qui creuse les inégalités, il y a les inégalités dans le traitement de la pandémie, des moyens à disposition, des priorités locales. Une famille parisienne de quatre personnes dans 60m2, avec de l’électricité et internet vit autrement que celles confinées dans 12m2 dans un bidonville de Calcutta ou un camp de réfugiés. L’enfermement n’a pas la même signification à Téhéran et à Tunis. Dans quel ordre d’importance place-t-on le risque de contagion quand pleuvent les bombes, comme en ce moment les attaques turques sur le Rojava, ou bien en plein soulevement populaire à Alger ou à Beyrouth ? ? Une mère de famille d’un village afghan ne peut pas envisager le stockage de provisions pour sa famille, surtout si elle vit au jour le jour- contrairement à ses contemporaines occidentales.

Quelques constantes sont à remarquer : la violence familiale, surtout contre les femmes[1] qui a déjà fait l’objet de mises en garde des Nations Unies ; puis partout la déscolarisation de 91 % des enfants sur la planète et une régression sociale massive.
D’est en ouest le degré de souffrance tant matérielle qu’affective varie et c’est ici que la dimension de genre revêt toute sa signification d’une culture à l’autre.

Cette publication a pour objectif d’évaluer les conséquences de la pandémie dans leur contexte social et politique sur les femmes, de mieux comprendre la nature et la portée des mesures prises par différents pays, surtout autoritaires, et surtout d’accueillir le récit de vie de celles qui vivent dans tous ces pays.

La problématique porte sur la question de rapport entre les genres durant cette pandémie, sur les modes de gestion de crise des femmes de tout âge, ici la maladie et le confinement à travers le vécu personnel, l’engagement dans l’écriture, l’art et les recherches sociologiques. Les comportements et réactions sont ici envisagés sur le plan de l’affectif et des émotions, sur le plan symbolique et dans les différents contextes socio-politiques et aussi de culture.

Un autre but important de cette publication est de saisir l’urgence de la pandémie vécue en direct et les analyses spontanées qui en sont faites. Après tout, les évaluations postérieures seront pléthore une fois que l’angoisse du présent se sera évanouie, c’est l’instantané qu’il nous faut saisir, à la façon d’un Instagram ou Snap-Chat.
Nous vivons un moment exceptionnel : et c’est bien la perspective féminine dans ces pays le plus souvent ignorés par la presse occidentale qui nous intéressent.

En bref, ce seront des textes personnels avec une dimension sociologique, anthropologique

L’intégralité des textes sera publié en langues originales en ligne sur un site dédié

 

 

[1] https://www.unwomen.org/en/digital-library/publications/2020/04/issue-brief-covid-19-and-ending-violence-against-women-and-girls

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