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Projets sur le terrain

Nous ne sommes pas uniquement une association universitaire, nous essayons également de mettre en place des projets pratiques dans des zones de conflits pour venir en aide aux femmes et aux enfants.

Nous avons lancé des projets en Afghanistan et en RDC (République Démocratique du Congo), destinés à venir en aide aux universités et aux étudiantes.

Septembre 2011: UNE BOURSE D'ETUDES POUR LES ETUDIANTES EN GENRE ET CONFLITS ARMES A L'UNIVERSITE DE KISANGANI (RDC)

L'université de Kisangani, située en pleine forêt tropicale congolaise à 1 700 km de Kinshasa est en train de mettre en place un département consacré à l'étude du genre. C'est particulièrement important puisqu'il s'agit d'une université les plus importantes du pays, située dans une zone de conflits et proche de régions où ont lieu des viols collectifs. Une pareille refléxion est donc urgente, ce qu'a démontré un séminaire que nous avons mené sur place en septembre 2011.
Cependant, pour des raisons économiques, il y a bien moins d'étudiantes que d'étudiants: comme en maints autres endroits, les études masculines sont privilégiées. En attendant cette inauguration qui aura lieu à la rentrée 2012, avec notre autre association FEMAID qui gère nos finances, nous mettons en place un projet de soutien aux étudiantes en sociologie qui désirent mener une recherche sur le genre et conflit armé. Cette thématique est comprise dans le sens le plus large, dans la mesure où cela inclut genre et développement ainsi que genre et la gestion d'énergies alternatives.

Les frais de scolarité s'élèvent à 250 € par an. Il sera possible de mettre en contact tout donateur et une étudiante "sponsorisée".
La sélection des lauréates de cette bourse d'études se fera par le bias du département de sociologie et du CEREPSAN et de  Association ARED (Actions et Réalisations pour le Développement), de Kisangani, dirigée par Liliane Salumu..

Contribuez généreusement à cette initiative unique et urgente par Paypal (www.femaid.org) ou par un chèque à l'ordre de Femaid ' (l'adresse sera communiquée à la demande)

Nous sommes heureux d'annoncer qu'à partir de la fin octobre 2011 nous avons obtenu de quoi financer onze étudiantes pour quatre ans. Neuf d'entre-elles seront de l'Université de Kisangani, deux d'entre-elles de l'Institut technique de Chololo où les étudiantes représentent, pour le moement moins de 5%. Ces lauréates étudient l'électronique avec une spécialisation sur les énergies renouvellables.

Une fois de plus, notre sponsor principal été l'association SAMATA à qui nous adressons nos remerciements.
Le projet sur les énergies renouvellables est mis en place avec l'association Ecoboyoma récemment crée pour mettre en place des projets liés à la préservation de l'environement et l'utilisation d'énérgies alternatives.

Voici deux des étudiantes en éléctronique qui commencent leurs études à l'Institut Chololo en janvier: Beke Beko et Angélique Losuno

Institut pour l'étude du genre

Depuis fin 2010, nous rassemblons des ouvrages qui repartent à Kisangani.
le manque de livres, d'Internet, l'inefficacité de la Poste font de sorte que les professeurs comme les étudiants sont très mal renseignés. Comment travailler sur notre problématique de Genre et Conflits Armés sans les outils adéquats?

Nous sommes heureux de tout don de livres- de préférence en français que nous ferons acheminer. Vous pouvez également contribuer financèrement à ce projet essentiel Paypal via notre autre association Loi 1901 Femaid (www.femaid.org) ou par un chèque à l'ordre de Femaid ' (l'adresse sera communiquée à la demande)

COURS DE SELF-DEFENSE POUR JEUNES FILLES A BUKAVU (RDC)

Le viol est RDC a pris des proportions exponentielles en particulier dans l'est du RDC où se situe Bukavu. Quelques 27 000 cas ont été rapportés en 2006, évaluations qui contionuent dans ce sens depuis; cependant ces chiffres ne prennent pas en compte les innombrables cas de viol qui sont tus. La vie des victimes, jeunes enfants, fillettes, femmes est anéantie , d'autant plus qu'elles sont rejetées par la société.

Devant un fléau pareil, il est difficile d'agir au niveau de la population. Et pourtant...

Au mois d'août 2008, en collaboration avec l'activiste et militante des droits humains Venantie Bisimwa, secrétaire générale du Réseau des femmes pour la défense des droits et de la paix, avec l' Association l'Union Sportive pour l'Autodefense Populaire (USADEP), nous avons conçu et mis en place des cours de self-défense dans quatre lieux à Bukavu . Nous avons travaillé sur ce projet depuis plusieurs mois, sa mise-en-place a été délicate.

Ces cours étaient principalement destinés aux lycéennes qui ne cessent de se faire harceler sur le chemin du lycée.
Le résultat a été formidable: il a donné plus de confiance aux jeunes filles menacées de façon perpétuelle.

Il faut briser les stéréotypes de passivité et de faiblesse: certes, devant ces brutes armées, il n'y a pas grand chose faire, mais, quelques gestes bien placés peuvent donner l'alarme, contribuent à la dignité des victimes potentielles et à progressivement changer les mentalités .

EN OCTOBRE 2010 CE PROJET A ETE RELANCE

Venantie Bisimwa et moi-même avons rencontré à Kinshasa le Ministre de la Jeunesse et des Sports, Me Claude Nyamugabo, ainsi que le Ministre de l'Enseignement Supérieur et Universitaire, le Professeur Léonard Mashako Mamba qui nous ont tous les deux assuré de leur soutien et leur désir de voir le self-défense inscrit dans le curriculum scolaire. Ceci constitue une véritable victoire d'une importance capitale qui pourra avoir des conséquences pour toute la population féminine du RDC à long terme
Le PNUD a également exprimé leur intérêt.

Nous lançons donc pour le Kivu, zone des viols les plus féroces, un projet expérimental sur une année dans des lieux différents choisis par Venantie Bisimwa. Son Association le Réseau des femmes pour la défense des droits et de la paix, avec l' Association l'Union Sportive pour l'Autodefense Populaire (USADEP) gère le projet sur place, FemAid cherche les financements.

Ce projet permet en outre de contribuer peu à peu à la reintégration des anciens combattants

Cependant tout dépend des contributions, des dons que nous poursuivons activement: il faut financer la création de dojos simplifiés (sable, bâches et palissades), les rémunérations des enseignants, leur formation à une sensibilité pour le genre, et ainsi de suite

Contribuez généreusement à cette initiative unique et urgente par Paypal (www.femaid.org) ou par un chèque à l'ordre de lnotre autre association Femaid ' (l'adresse sera communiquée à la demande)

Si vous désirez créer un événement de soutien, nous serions enchantés de travailler avec vous.

contactez-nous pour plus de détails

LA CONSTRUCTION DE TOILETTES POUR FILLES A L'UNIVERSITE DE KISANGANI EN RDC

Cette préoccupation d'apparence prosaïque est essentielle dans les universités africaines, en particulier à Kisangani où nous avons effectué un séjour en octobre 2010.

Cette université dessert les étudiants venus des provinces de l'Est où se déroulent actuellement les viols les plus effrayants.

J'ai pu constater l'état épouvantable des latrines, si toutefois on peut décrire de la sorte la hutte de boue sans eau ni lumière située dans un pré infesté de serpents tropicaux, affecté aux besoins des étudiantes.
Elles en souffrent et le perçoivent comme une forme de discrimination genrée, les garçons pouvant faire leurs besoins partout, y compris dans l'espace public. On le sait bien: dans les camps de réfugiés et ailleurs, de nombreux viols ont lieu sur le chemin des latrines, ce qui ajoute aux dangers d'une situation véritablement insupportable.

Lors d'une conversation avec le Ministre de l'Enseignement Supérieur, le Professeur Léonard Mashako Mamba, je lui ai fait remarquer l'urgence de cette situation: il est tout à fait d'accord et a déjà inscrit ce problème dans les buts urgents de son Ministère.

Un budget a été établi. Un bâtiment de briques, éclairé avec de l'eau courante avec 18 toilettes et lavabos est estimé à $10 000.

En juin 2011, notre objectif est déjà partiellement atteint, grâce à FemAid et un fond de dotation privé en France.

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AIDER LA CRECHE UNIVERSITAIRE DE KABOUL

L'association FEMAID avec l'association WOMEN IN WAR s est'associée à la ville de Malakoff dans une action de solidarité avec l'Afghanistan pour réaliser une collecte de jouets pédagogiques destinés à la crèche de l'université de Kaboul. Les écoles maternelles et les crèches ont été appelées à participer, une conférence et une journée continue d'information a été mise en place afin de collecter des fonds pour faire quelques travaux pour cette crèche qui est en très mauvais état. Les services de l'armée française ont accepté de transporter et de distribuer une centaine de kilos de jouets et matériel.

La crèche de l'université de Kaboul. accueille une centaine d'enfants âgés de 2 mois à six ans, des professeurs, d'étudiantes, du personnel des facultés. Elle est essentielle pour permettre aux jeunes femmes d'étudier, de travailler et de réellement revendiquer une indépendance. Mariées très jeunes, elles n'ont souvent pas la possibilité de faire garder leurs enfants: les familles manifestent leur désaccord en refusant de les garder ! Les crèches ont une importance symbolique en Afghanistan aussi bien que pratique. De plus des jouets réellement pédagogiques seraient appréciés par la puéricultrice sur place qui tente avec les moyens du bord de mener un travail d'ouverture avec ces enfants.

Lors d'un séjour à Kaboul et d'un séminaire donné à l'université en mai 2008 nous avons remarqué l'état lamentable de la crèche, le manque de jouets et de matériel élémentaire; . Des travaux sont urgents: les murs s'effritent, le chauffage est quasi inexistant en hiver, en été , les enfants ne sortent pas, il n'y que d'anciennes balançoires rouillées. Ils passent une bonne partie de la journée au berceau. Les employées sont exceptionnellement mal payées (30 € par mois). C'est dire l'importance accordée à la crèche et à l'éducation universitaire des femmes...
Les donateurs qui ont aidé à la reconstruction d'une partie de l'université semblent avoir "oublié" ces petits enfants, en dépit de promesses d'aide qui leur auraient été faites. Comme nous a confié la directrice de crèche:
" Personne ne s'intéresse à notre petite crèche, nous survivons au jour le jour, et pourtant nos enfants mériteraient bien plus!"

Cette action de solidarité au niveau de la ville, a été lancée à la rentrée 2008, est un premier pas, tant pour les enfants que pour leurs mamans obligées de lutter au quotidien pour leurs droits les élémentaires et leur dignité.

Nous avons aidé également aidé la crèche de l'université de Balkh à Mazar-el-Sharif.

Les militaires français ont livré les jouets en Afghanistan en janvier 2009, pour le plus grand bonheur des enfants, leurs mamans et les soignantes.

voir aussi l'article paru sur le site féministe canadien Sisyphe,


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